Avant d'accepter la mission, vous informez le confrère et cherchez à obtenir la preuve que ses honoraires ont été payés : c'est l'article 163 du code de déontologie. Vient ensuite la reprise, relire ce qu'il a transmis pour savoir d'où le cabinet repart. Cette seconde partie, un agent IA peut la préparer.
Abraham Brakha, formateur IA · Mis à jour le 9 octobre 2026
L'article 163 du décret n° 2012-432 du 30 mars 2012, qui porte le code de déontologie de la profession, pose la règle : les professionnels appelés par un client à remplacer un confrère « ne peuvent accepter leur mission qu'après en avoir informé ce dernier ».
Le même article vous demande de vérifier que le client ne change pas de cabinet pour échapper à ses obligations, et de chercher à obtenir la preuve que les honoraires de votre prédécesseur ont été payés.
La lettre au confrère, c'est l'associé qui la signe. Le travail qui suit, relire les comptes, la liasse, le fichier des écritures et les procès-verbaux pour savoir d'où le cabinet repart, un agent IA peut le préparer.
Nous suivons le texte de l'article, en vigueur depuis le 1er avril 2012.
Le dossier arrive en plusieurs pièces : les comptes annuels, la liasse fiscale, le fichier des écritures comptables de l'exercice précédent, les procès-verbaux d'assemblée. Chacune se lit seule. La reprise consiste à les lire ensemble. Nous la faisons en quatre vérifications croisées :
Ce que le cabinet reprend tel quel, et ce qui demande une explication au confrère ou au client, c'est l'expert-comptable qui le décide. Nous ne tranchons pas à sa place.
Dans la vidéo, le dossier du salon de coiffure Lemaire arrive de chez un confrère. L'agent IA rédige une note de reprise ; il ne décide de rien et n'écrit rien dans le dossier.
Aujourd'hui, quand un client quitte un confrère pour votre cabinet, son dossier arrive en vrac : les comptes annuels, la liasse, le fichier des écritures, les procès-verbaux. Quelqu'un les relit un par un pour savoir d'où le cabinet repart.
Demain, un agent IA lit ces documents et les compare entre eux. Il relève ce que le fichier des écritures ne montre pas à lui seul. Prenons le salon de coiffure Lemaire. Le procès-verbal d'assemblée vote un dividende de 6 000 euros : l'agent IA le cherche dans les comptes repris. Les comptes montrent un emprunt en cours, mais son tableau d'amortissement ne fait pas partie des documents transmis : l'agent IA l'ajoute à la liste des pièces à demander. Il rassemble le tout dans une note de reprise.
Ce que votre collaborateur y gagne : il n'a plus à tout relire pour savoir par où commencer. Il vérifie lui-même chaque point de la note, et demande les pièces qui manquent. Ce que le cabinet reprend tel quel, et ce qui demande une explication, c'est l'expert-comptable qui le décide. Et le cabinet sait, dès le premier mois, ce qu'il a repris.
Voix de synthèse
La vidéo se termine, comme les autres, par cette conclusion : « IzaIA est là pour vous aider à choisir. Nous regardons d'abord si un produit fait déjà ce travail. Nous ne construisons un agent IA que s'il le faut. Et nous vous disons quand il n'est pas à construire : quand il est question de relation humaine, de prise de décision, de conseil à vos clients. Là, l'intelligence dont vous avez besoin n'a rien d'artificiel. »
Nous faisons trois réglages avec vous avant la première note de reprise :
L'article 163 vise les professionnels appelés par un client à remplacer un confrère. Nous n'y lisons pas d'exception pour une lettre de mission déjà résiliée.
En cas de doute sur votre situation, le conseil régional de l'ordre est l'interlocuteur qui tranche.
Vous vous efforcez d'en obtenir la justification avant d'entrer en fonction. Si vous ne l'obtenez pas, l'article 163 vous demande d'en référer au président du conseil régional de l'ordre et de faire au client les réserves nécessaires.
Si le client conteste ces honoraires, vous lui proposez par écrit la conciliation ou l'arbitrage de l'ordre.
Pas dans un compte grand public. Ce que le confrère transmet, comptes, liasse, fichier des écritures, procès-verbaux d'assemblée, identifie le client et relève du secret professionnel. L'agent IA que nous construisons le lit chez l'hébergeur choisi par le cabinet, dans le périmètre écrit avant le démarrage. Votre modèle de note de reprise, qui ne nomme aucun client, peut en revanche se retravailler dans l'outil que le cabinet a retenu. La règle générale est sur notre page ChatGPT et secret professionnel.
Il peut en préparer le projet à partir du modèle du cabinet, que nous reprenons avec vous. La lettre engage le cabinet : c'est l'associé qui la relit et la signe, avant d'accepter la mission.
Non. Il produit une note de reprise et la liste des pièces à demander. Ce que le cabinet reprend tel quel est décidé par l'expert-comptable, et la saisie reste dans votre logiciel. Nous détaillons ce que les logiciels font déjà dans notre page logiciel comptable et IA.
Mis à jour le 9 octobre 2026. Cette page résume une règle de déontologie ; pour un cas particulier de reprise, votre conseil régional de l'ordre reste l'interlocuteur.
La note de reprise est l'un des dix agents IA que nous décrivons pour un cabinet d'expertise comptable. Ce qu'un collaborateur peut confier à un outil d'IA, et ce qui ne sort pas du cabinet, se travaille pendant notre formation IA de deux jours en cabinet.